Contrôle des transpondeurs

Le Fascicule OSAC P 41-15 (Exigences en matière d’entretien de l’installation radio électrique de bord et de la chaine ATC) a introduit des nouvelles instructions concernant le contrôle de la chaine ATC pour tous les aéronefs équipés d’un transpondeur avec report d’altitude (mode C ou mode S).

Ces nouvelles instructions doivent être inscrites au programme d’entretien de l’aéronef.

Ces contrôles sont de deux types :

  • Test de la chaine ATC
  • Test intermédiaire de la chaine ATC

La périodicité de ces tests pour les aéronefs ELA 1 EASA dépend du type de programme d’entretien utilisé.

  • Programme d’entretien approuvé : Test de la chaine ATC tous les 5 ans avec test intermédiaire au milieu du cycle, soit entre la 2 éme et la 3 éme année.

 

  • Programme d’entretien déclaratif : Test de la chaine ATC tous les ans.

 

Le test de la chaine ATC, pour les aéronefs ELA 1 EASA, peut être réalisé par un organisme de maintenance agrée ou par un mécanicien titulaire d’une licence.

Ce test est réalisé à l’aide d’un banc de contrôle, potentiellement par le G-NAV.

Le test intermédiaire peut être réalisé en vol et consiste à effectuer des comparaisons entre les indications de l’altimètre calé à 1013 hpa et le transpondeur si celui-ci affiche une altitude en clair, ou avec un contrôleur aérien pour les 4 altitudes suivantes : 1200 ft, 3700 ft, 5500 ft, 7500 ft.

Une procédure doit être établie par le mécanicien couvrant ces contrôles et une APRS doit être signée par celui-ci.

Le test intermédiaire peut être remplacé par le test de la chaine ATC.

Il est à noter que la notion de test global a disparu pour les aéronefs utilisés en VFR et ceci quel que soit le nombre d’émetteurs radio présents à bord.

Examens de navigabilité – Renouvellement de CEN – IMPORTANT

Pour ne pas risquer de vous trouver bloqués par un CEN échu, pensez à faire vos demandes de renouvellements 90 jours avant la date d’échéance : nos inspecteurs sont moins disponibles en ce début d’été, et vous ne perdez pas la date anniversaire !
Pensez aussi à regrouper vos demandes avec celles des Aéroclubs où vous volez, pour mutualiser au mieux les déplacements de nos Inspecteurs.

L’Equipe G-NAV

Navigabilité : G-NAV OU OSAC ?

Les incitations de la DGAC à adopter le pseudo-cycle à 3 ans en faisant habiliter les responsables techniques à procéder à des recommandations en vue de proroger deux fois sur trois le CEN ont pour fondement le manque d’inspecteurs OSAC.

Ce problème ne se pose pas en ce qui concerne les aéronefs du vol à voile du fait de l’existence du G-NAV dont le réseau des inspecteurs (appelé à s’étendre) est déjà constitué d’une soixantaine de responsables techniques issus des clubs.

L’avantage financier du pseudo-cycle à 3 ans ne peut même pas être invoqué car il en coûtera in fine plus cher à l’adhérent de faire appel à l’OSAC plutôt qu’au G-NAV comme le montre le calcul suivant établi à partir de l’arrêté de redevances publié au Journal Officiel.

Supplément OSAC pour frais d’habilitation lors d’un examen de navigabilité: 154 €
Instruction OSAC d’une recommandation deux années sur trois: 167 €
Examen de navigabilité OSAC une année sur trois: 322 € (sans les frais de déplacement)

Coût annuel OSAC moyenné sur les trois premières années (hors frais de déplacement):
[322 + (154 + 2 x 167)] / 3 = 270 €
A comparer au coût annuel du G-NAV (frais de déplacement inclus) : 243 €

Par ailleurs, les prestations offertes par le G-NAV vont bien au-delà de celles de l’OSAC du fait de la mise à disposition de l’OSRT et du WIKI (veille documentaire, outil de gestion en ligne de la navigabilité avec alertes CN/AD, plan annuel d’actions de progrès, conseils et assistance).

A noter aussi que les personnes aptes à se faire habiliter par l’OSAC en tant qu’examinateur pseudo-cycle 3 ans sont de fait conditionnant pour devenir inspecteur du G-NAV (PEN) et qu’ils pourraient ainsi renouveler eux-mêmes les CEN des aéronefs de leur club (directement et non par recommandation comme avec l’OSAC). De plus, le G-NAV offre une assurance RC à ses PEN que l’examinateur pseudo-cycle 3 ans devra assumer sur ses propres deniers, voire sur ceux de son club. En effet, la licence fédérale ne couvre pas les risques liés à la fonction d’examinateur pseudo-cycle 3 ans.

Enfin, rappelons que le maintien, voire la baisse, des tarifs du G-NAV dépend mathématiquement du nombre des adhérents. Le pseudo-cycle à 3 ans revient à alimenter les caisses de l’OSAC plutôt que celles de notre fédération. Nous avons tous notre mot à dire concernant les tarifs du G-NAV qui est une association fédérale tandis que nous ne contrôlerons jamais la politique tarifaire de l’OSAC.

Dans l’actuelle incertitude sur les aides que l’état pourra apporter dans l’avenir à un mouvement tel que le nôtre, il est essentiel nous nous assumions nous-mêmes.